Dimanche Octave de Pâques

La paix soit avec vous

Lorsque Jésus entama sa montée à Jérusalem qui se termina par la mort sur la croix, Il avait prévenu ses disciples de ce qui l’attendait.  Pierre venait d’affirmer à Jésus : « Tu es le Christ ».  Après la première annonce de la Passion il se rebiffe et reçoit l’injonction cinglante de Jésus : « Arrière Satan » (Mc 8,29.33).  Il est facile, oui, de croire en la messianité de Jésus lorsque tout va bien et que les foules accourent et L’acclament.
Après la Transfiguration, où Jésus dévoile sa gloire à ses disciples préférés Pierre, Jacques et Jean, vient la seconde annonce de la mort prochaine de Jésus.  Les apôtres assimilent l’annonce mais en tirent une conclusion erronée : Ils se mettent à se quereller pour savoir « qui est le plus grand » (Mc 9,7.34). Qui sera à même de succéder au Maître lorsque celui-ci nous aura quittés ?  Voilà la question qui hante les disciples…
Au moment de la troisième annonce de sa mort prochaine, Saint Marc précise que Jésus avait durci son regard et que les foules qui le suivaient étaient saisies de frayeur et de crainte.  C’est à ce moment-là que Jacques et Jean, les fils de Zébédée, demandent d’être assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans le Royaume (Mc 10,32.37).
Le contraste est frappant, entre les annonces que fait Jésus et la réaction des apôtres.  On peut continuer la litanie avec les événements dans le Jardin de Gethsémani où les apôtres s’enfuient, avec Pierre qui renie par trois fois son Maître bien-aimé.  Au pied de la Croix et devant le tombeau, ce ne sont pas les apôtres qui se pressent, mais quelques femmes et « le disciple que Jésus aimait ».  Les autres, où sont-ils ?  Ils continuent à se terrer de frousse, certains ont probablement fui la ville de Jérusalem, de peur d’être à leur tour arrêtés.
Cette peur d’une autre catastrophe est celle que dépeint Saint Jean dans l’Évangile de ce matin.  Les apôtres, réunis dans la Chambre Haute, attendent fébrilement confirmation de la Bonne Nouvelle que leur ont annoncée les femmes au retour du tombeau au lever du jour.  Mais Jésus, ils ne l’ont pas vu et ne savent que penser.  Jusqu’à ce que Jésus lui-même fasse irruption au milieu des disciples, alors que portes et fenêtres étaient verrouillées.
Du haut de la croix Jésus avait dit : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.  Cette parole s’adressait aussi aux disciples, aux apôtres, aux femmes, à tous ceux qui l’avaient suivi depuis la Galilée et qui maintenant… ne savaient pas qui croire ni que croire.  C’est pourquoi, au soir de ce premier jour de la semaine, Jésus ne regarde pas en arrière, mais en avant.  La paix soit avec vous !  puis Je vous envoie ou encore chez Saint Matthieu Je suis avec vous !  (Mt 28,20).
Rappelons également ce que Jésus a dit à Pierre durant le dernier repas qu’Il prit avant sa passion : j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères (Lc 22,31).
Ce qui était vrai pour les premiers disciples l’est encore aujourd’hui pour nous.  Affirmer sa foi, déclarer que l’on est chrétien pratiquant, c’est assez aisé lorsque tout va bien et que la religion est reconnue.  Mais par les temps qui courent, lorsque les chrétiens sont assimilés à des ringards, à des ‘tradis’, voire à des extrémistes, combien d’entre nous font tout pour cacher leur ‘croyances d’un autre âge’ pour faire bonne figure ?  C’est pour nous également que Jésus a dit, sur la croix Père pardonne-leur… et qu’Il a dit à Pierre : affermis tes frères.  C’est en lien avec ce message de l’évangile du Jour que l’on appelle désormais le dimanche de l’Octave de Pâques le Dimanche de la Divine Miséricorde.
Lorsque Jésus, en ce premier jour de la semaine, retrouve les disciples, Il leur parle de l’avenir.  La page de sa vie terrestre est tournée, maintenant il leur est demandé de proclamer la Bonne Nouvelle par toute la terre.  Jésus ne pouvant se montrer à tous pour qu’ils croient, Il dit à Thomas, comme nous l’avons entendu il y a un instant : heureux ceux qui croient sans avoir vu.  La parole des témoins, la parole des croyants à travers les siècles, doit nous suffire pour croire à notre tour.
Comme du temps des Apôtres, nous ne sommes pas seuls à croire, nous ne sommes pas seuls à vivre notre foi, nous ne sommes pas seuls parfois à douter de notre foi.  Mais nous pouvons nous référer à d’autres croyants qui, à l’exemple de Pierre pour les Apôtres, ont la capacité d’affermir leurs frères.
Par la participation à l’eucharistie, par la communion avec d’autres croyants, demandons à Dieu la force d’être, les uns pour les autres, des soutiens dans notre foi aux moments de doute et de peine.  Que Jésus ressuscité nous comble de sa grâce et nous fasse grandir en foi et en amour sur cette terre avant le festin des noces dans le ciel.

Frère Bernard-Marie

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Mars

VENDREDI 3 : Première réunion communautaire pour la mise en forme du rapport de maison pour le chapitre général à envoyer avant le 1er mai.  Le jugement global est encourageant : « synthèse plus louangée que martyrisée mais effort à poursuivre ».
DIMANCHE 5 : Nous achevons la projection en 4 fois du long film italien sur Don Bosco, version française, regardé par presque tous les frères.
MARDI 7 : De plus en plus souvent grâce au site de l’Ordre, de jeunes communautés africaines ou autres nous font part des professions solennelles de leurs nouveaux profès, que nous nous hâtons d’exposer comme autant d’heureux surgeons du vieux tronc cistercien.
JEUDI 9 : Un jeune journaliste des plus sympathiques travaillant à France-Info TV, a demandé à pouvoir passer une journée et demie en communauté avec sa petite caméra. Il s’y est montré d’une discrétion parfaite, partageant offices, repas et visite des ateliers.
VENDREDI 10 : Une seconde réunion communautaire aura suffi pour arrêter à l’unanimité le texte définitif élaboré vendredi dernier à l’intention du Chapitre Général. Il n’est plus qu’à l’envoyer avec une célérité qui fait honneur à notre bonne entente.
DIMANCHE 12 : Les bénédictins de Fontgombault (Solesmes), au diocèse de Bourges, ont reçu voici deux ans la paternité de l’abbaye de Wisques.  Nous avons pris plaisir à regarder ce soir un fort beau film de 40 minutes sur leur communauté.
MERCREDI 15 : P. Abbé est allé sur la journée à une réunion des responsables d’étudiants envoyés à l’Institut d’Etudes religieuses de la Catho à Paris.  Il s’agit chez nous de F. Pierre-André en 2ème année de ce parcours. Le projet étant de bien s’entendre sur la formation recherchée pour laquelle les étudiants sont envoyés.
JEUDI 16 : Père Jacques s’éclipse 3 jours pour aller visiter notre frère Oswaldo à Cîteaux, où il est à présent depuis une bonne année.
DIMANCHE 19 : En nous consacrant ce dimanche, notre évêque Mgr Ulrich nous a offert une journée aussi agréable qu’enrichissante : après avoir chanté la grand’messe et partagé notre repas, il nous a exposé durant une heure de temps ce que pouvait représenter la charge d’un grand diocèse, son quotidien et ses périphériques. Il s’est également déclaré fort satisfait de la mise en application du synode diocésain par les paroisses.
LUNDI 20 : Au passage de notre évêque succède celui de Mgr Jean-Luc Brunin, ancien évêque auxiliaire de Lille en charge aujourd’hui de l’Église du Havre, venu prendre une courte semaine de retraite.
MERCREDI 22 : Père Abbé, accompagné de Mr de Lauriston, de F. Florent et de F. Patrick, se rendent aux funérailles du mari de Mme Mulier, notre comptable en fromagerie.
JEUDI 23 : Mgr Brunin nous a partagé ce soir avec fougue quelques-unes de ses activités, notamment au Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques, dont il est le responsable jusqu’au 30 juin après six ans d’exercice.
SAMEDI 25 : F. Daniel nous livre quelques échos de l’avancement des petits et grands chantiers en cours dans la maison.  Le plus spectaculaire reste bien sûr celui des 3 citernes d’eau en cas d’incendie, dont la première, de 120 m3, est déjà remplie, tel un beau coussin de plastic vert posé à même la pelouse du jardin de l’hôtellerie.
DIMANCHE 26 : Le passage à l’heure d’été s’est honoré d’un ensoleillement sans pareil que la petite schola a célébré à sa manière d’une nouvelle voix, celle de F. Vincent.
LUNDI 27 : Raphaël Buyse (Fraternité des Parvis) est revenu nous donner 2 conférences vraiment de saison sur Madeleine Delbrêl.  Elle nous invite en termes étonnants à une conversion, un dessaisissement dont ces quelques mots suffisent : Être prêts à partir vers ce qui arrive ; et encore : Tout doit procéder d’un cœur enseigné (par l’Esprit).
MERCREDI 29 : La communauté a connu son premier « jour de rupture de rythme », dont tous les frères semblent avoir vraiment profité.  Lever libre avec vigiles en privé, laudes-messe à 6 h 30, seul office avant les complies à 20 h 00.  Le repas de midi était en self-service mais celui du soir partagé en commun et parlé, dans le coin réfectoire vraiment utile pour de telles rencontres.
VENDREDI 31 : L’abbé Bernard Podvin, bien connu des lecteurs de la Croix du Nord, est venu nous parler des toutes proches élections présidentielles (11 candidats/candidates), élections qui se montrent plus embrouillées que jamais.

Après avoir achevé le dernier livre de Jean Vanier : Les signes des temps à la lumière de Vatican II (Albin Michel), nous en entamons un plus petit, rédigé par le Conseil permanent de la CEF en lien avec les prochaines élections : Dans un monde qui change retrouver le politique.

Et que la paix et la joie de Pâques vous gardent dans leur lumière.

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Deuxième dimanche de Carême

 Jésus priait.

Nous avons peu de témoignages de la prière de Jésus durant sa vie.  Nous savons seulement, par le témoignage des évangélistes, que Jésus se retirait fréquemment la nuit, seul, pour prier son Père.  Mentionnons également les 40 jours que Jésus passa dans le désert de Judée comme nous le rappelait la liturgie de dimanche dernier.
C’est après avoir passé 40 jours dans le désert que Jésus entame son ministère public.  C’est après avoir passé la nuit en prière qu’Il choisit les douze apôtres.  C’est après avoir passé la nuit en prière qu’Il enseigne à ses disciples le Notre Père.  Après avoir nourri les foules avec 5 pains et quelques poissons, Jésus se retire dans la montagne puis rejoint les disciples en marchant sur la mer.  On pourrait multiplier les exemples…  Mais jamais les disciples ne sont témoins de ce qui se passe entre Jésus et son Père.  Sauf en trois occasions : le Baptême, la Transfiguration et la Passion.
Regardons ce que ces trois révélations de la prière de Jésus ont apporté aux disciples.  Au Baptême, Dieu le Père affirme au Baptiste que Jésus est le Prophète attendu.  Des disciples de Jean qui ont assisté à la scène, décident de se mettre à la suite de Jésus.
Peu avant la Transfiguration, nous avons le dialogue de Jésus avec ses disciples à Césarée de Philippe.  Lorsque Jésus leur demande : Et pour vous, qui suis-je ?, Pierre répond avec conviction : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! (Mt 16,16).  Se sentant investi d’une autorité spéciale après la réponse que Jésus lui a faite : Heureux es-tu Simon, fils de Jonas… (Mt 16,17), Pierre fit de vifs reproches à Jésus après que celui-ci eût annoncé pour la première fois sa Passion prochaine (Mt 16,22).
Jésus se rend compte que les affirmations de Pierre sont fugaces et variables.  Afin de le préparer, lui et les autres disciples, à la passion qui semble inéluctable, Jésus décide de faire entrer ses disciples les plus proches dans l’intimité de sa relation avec Dieu son Père.  C’est pourquoi, sur une haute montagne, Il se montre à eux transfiguré.  Saint Luc précise, dans son évangile, que Moïse et Élie parlent avec Jésus de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem (Lc 9,31).
Jésus reviendra sur cette expérience lorsque, durant le discours après la Cène, il dit à Pierre : Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé.  Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères (Lc 22,31-32).
Devant la grâce insigne qui leur fut faite, et devant la scène inénarrable de la transfiguration elle-même, on peut comprendre, sans que les évangélistes ne doivent le préciser, que Pierre Jacques et Jean n’avaient pas les mots pour raconter leur expérience.  Ces mots leur viendront après la résurrection de Jésus.
Au jardin de Gethsémani, les trois disciples qui sont invités à suivre Jésus au plus près sont également Pierre, Jacques et Jean (Mt 26,37).  Pour ne pas être complètement effondrés par ce qu’ils voient et entendent, depuis la prière de Jésus :  Père, non pas ma volonté mais que ta volonté soit faite…
jusqu’à la mort sur la Croix :  Père, en tes mains je remets mon esprit…
les trois disciples avaient besoin de se ressouvenir de la Transfiguration.  L’épreuve fut terrible au point que Pierre, malgré tout, renia son maître : je ne le connais pas.  Tombé tellement bas, il pleura amèrement mais fut pardonné par un regard Jésus.  Après la résurrection de Jésus, Pierre put affermir ses frères et les aider à comprendre les événements.
Dans notre vie, nous ne sommes pas soumis à de telles épreuves.  Dans le Notre Père, Jésus nous invite à demander de ne pas « succomber » à la tentation.  Lorsque l’épreuve survient, Dieu nous donne la force nécessaire pour ne pas tomber.  À nous de le reconnaître, à nous d’appeler l’aide de Dieu et de ne pas compter sur nous propres forces.  C’est ce que nous enseigne le message de la Transfiguration lorsqu’on le met en perspective de la passion de Jésus.  Comment les disciples n’auraient-ils pas été tentés de se détourner de Dieu s’ils n’avaient pas eu cette vision de gloire peu de temps avant la vision de Gethsémani ?
Durant ce Carême, demandons à Dieu de nous combler de sa grâce pour rester fort dans les moments difficiles.  Nous devons prendre vraiment conscience que Jésus est toujours avec nous, à nos côtés.  Il ne nous abandonne pas si nous faisons appel à lui dans notre détresse.  Qu’Il soit notre joie et notre réconfort dans tout ce que nous sommes appelés à vivre.

Frère Bernard-Marie

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Février

MERCREDI 1er : Nous entrons en retraite pour une semaine ; elle nous est prêchée par le Père Robert Huet, supérieur jésuite en Belgique.
LUNDI 6 : P. Prieur s’absente 48 heures afin de préparer la seconde session du STIM qui se tiendra à Jouarre dès lundi prochain.
SAMEDI 11 : Trois  membres de la Fraternité des Parvis accompagnaient ce soir le P. Raphaël Buyse pour nous la présenter rapidement, elle-même et son esprit fortement inspiré de Madeleine Delbrêl : Église d’aujourd’hui, Église de toujours, débordante de vitalité. L’échange portait aussi sur la relation des Parvis avec notre communauté.
DIMANCHE 12 : C’est la fin des vacances ; dès cette après-midi Père Jacques regagne comme prévu Jouarre pour une session de dix jours. Demain ce sera au tour de F. Jessé de rejoindre Tibériade en Belgique pour une autre session. Et le lendemain encore F. Bernard-Marie ira plancher 36 heures à Paris sur la gestion de notre site internet. Mais avant cela c’est toute la communauté qui pourra bénéficier de trois superbes conférences de l’abbé Bernard Podvin sur saint François de Sales, son esprit de douceur et sa direction spirituelle.
MERCREDI 15 : Depuis lundi l’hôtellerie est occupée par les dominicains de Lille en retraite avec Mgr Raffin, lui-même frère prêcheur et ancien évêque de Metz aujourd’hui retiré en Alsace. C’est un plaisir de l’écouter ce soir; il a l’âge du pape François et partage sa lucidité sur les conflits existant aujourd’hui dans l’Église.
LUNDI 20 : C’est décidément le temps des retraites à l’hôtellerie, où le séminaire de Lille succède aux dominicains  et notre Père Abbé à Mgr Raffin pour la leur donner : 8 séminaristes pour 8 diocèses.
Si ce mois de février est le plus court de l‘année, il en aura peut-être été le plus débordant d’activités, tant ad intra qu’ad extra. En communauté les réunions se sont multipliées, notamment pour rédiger le rapport de maison pour le  prochain Chapitre Général. A l’extérieur la pose des citernes à incendie demandées par les pompiers avance de jour en jour. La plus grande, à l’entrée de l’allée de la grotte, fera 250.000 litres.
VENDREDI 24 : La fin de l‘année écoulée avait vu changer tous les téléphones fixes, souvent au grand dam des usagers, et d’abord des portiers. Ce vendredi voit à son tour arriver en salle de photocopie une nouvelle machine, disons plutôt un vrai meuble, louée par la société qui les renouvelle régulièrement ; comme toutes les précédentes, elle aussi embarrassera bien des usagers lambda avant qu’eux-mêmes n’aient à s‘en féliciter.
LUNDI 27 : Notre abbé rejoint 36 heures à Igny une petite réunion des supérieur(e)s de notre région.
MARDI 28 : Durant ce mois de février grâce à Dieu le plus court de l’année, toutes les santés ont été éprouvées par des rhumes, des nez qui coulent, mais aucune grippe. Et nous voici à présent d‘attaque pour un carême de silence et de paix, que nous vous souhaitons de tout cœur pareillement, ainsi que le fait notre frère Christophe, qui ne souffre plus que de ses rhumatismes qui ne font mourir personne.

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Janvier

DIMANCHE 1er : Selon un rite à présent bien rôdé, outre l’échange de vœux fraternels de Bonne Année avant le repas de midi, nous avons pu regarder le soir un film tout-à-fait détendu, aussi ouvertement anti-raciste que plein de drôleries, le cinéaste faisant épouser par quatre sœurs quatre races différentes : Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?
MARDI 3 : Autre rite tout aussi honoré, celui de la fermeture de l’hôtellerie jusqu’à la fin du mois.
VENDREDI 6 : Nous partageons avec tous nos employé(e)s un repas de Bonne Année d’où chacun se retirera avec un sac d’étrennes généreusement rempli.
DIMANCHE 8 : Père Abbé rejoint à Paris les 27 supérieur(e)s OCSO pour y plancher avec eux sur la question d’unifier ou non les 4 Régions de l’Hexagone. Il en reviendra mercredi matin avec 2 passagers : F. Pierre-André (étudiant) et Père Joseph, trésorier des spiritains qui l’hébergent chaque début de semaine.  Ce dernier a vivement souhaité faire chez nous sa retraite annuelle.
MERCREDI 11 : F. Christophe nous fait l’heureuse surprise de rentrer d’hôpital après trois semaines d’interventions diverses ; sa forme fait plaisir à voir et lui permet même de partager un peu de liturgie et tous les repas. Nous serons nombreux vendredi matin à nous rendre à l’infirmerie pour trinquer à la santé de ses 80 ans.
Ce même vendredi Père Abbé nous donne connaissance des nouveaux Conseils de liturgie et de formation : le premier, qui est aussi le plus consistant, comprend les FF. Jacques, Jean-Pierre, Louis-Marie, Patrick et Vincent ; le second se suffit de 3 membres : FF. Jacques, Daniel et Gilles.
Père Marc-André y ajoutera une ultime nomination celle d’un Père-Maître des novices, en la personne de F. Bernard-Marie, désigné haut la main dans le sondage.
MARDI 17 : Nous entamons en réunion du soir un essai de réponse à la seconde de trois questions pour le rapport de maisons au chapitre général, à renvoyer avant le 1er mai.
VENDREDI 20 : Père Marc-André se retire jusque mardi soir à Saint-Sixte pour mieux se préparer à la bénédiction abbatiale qu’il recevra jeudi des mains de notre évêque.
LUNDI 23 : L’Entreprise Varlet s’est attelée à la rude tâche d’abattre puis de débiter 7 à 8 châtaigniers de l’allée de la Grotte avant qu’ils ne tombent d’eux-mêmes de vieillesse. Dans le même temps la jeunesse de la communauté dépense son ardeur à nettoyer cloîtres et couloirs, fenêtres et carrelages, en vue d’offrir une maison digne de son nouvel abbé et de ses invité(e)s de jeudi.
MERCREDI 25 : Moyennant des retards considérables des trains venant du sud, abbés et abbesses commencent à arriver pour la bénédiction abbatiale et le soleil jusqu’alors boudeur sera lui aussi dès demain de la partie.
JEUDI 26 : L’eucharistie ayant lieu à l’heure de none, invité(e)s et communauté prennent ensemble au réfectoire le repas de midi. L’eucharistie présidée par notre évêque assisté de son auxiliaire et de l’évêque d’Arras comptera jusqu’à 60 prêtres tous regroupés dans le presbytère, et durera bientôt deux heures, closes par de longs applaudissements, avant que toute l’assistance ne se retrouve dans les couloirs de l’hôtellerie autour du verre de l’amitié.
LUNDI 30 : Sébastien et F. Michel préparent l’installation des citernes à incendie réclamées par les pompiers depuis des années. Il y en aura trois : une à hauteur du parking de l’hôtellerie, une autre dans la cour des ateliers et la troisième à l’entrée de l’allée de la Grotte.  Un accès Pompiers côté Sud des bâtiments nécessite l’ouverture d’un portail dans le mur de clôture, contre le magasin.

L’année nouvelle nous a vu entamer au réfectoire une biographie du Père Serge de Beaurecueil écrite par son confrère dominicain Jean-Jacques Pérennès : Passion Kaboul (Cerf 2014).

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Bénédiction abbatiale de Dom Marc-André

La bénédiction abbatiale du nouveau Père Abbé a eu lieu le jeudi 26 janvier 2016, en la fête des Saints Fondateurs de Cîteaux.
Monseigneur Laurent Ulrich, archevêque de Lille était accompagné de Monseigneur Gérard Colliche, évêque auxiliaire et de Monseigneur Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras.
Une vingtaine d’abbés et abbesses bénédictins et cisterciens s’étaient déplacés pour participer à la cérémonie, ainsi que des moines et des moniales, des prêtres et nombre d’amis de l’abbaye.

Les photos se trouvent dans le diaporama suivant : http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=6599

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Deuxième Dimanche du Temps Ordinaire

Jésus l’Envoyé de Dieu

Dimanche dernier nous célébrions la fête de l’Épiphanie et, lundi, la fête du Baptême de Jésus par Saint Jean Baptiste dans le Jourdain.  En ce second dimanche de l’année liturgique, l’Église nous rappelle encore le baptême de Jésus, mais surtout le message de Jean le Précurseur concernant Jésus.
D’après Saint Luc Jean et Jésus se connaissaient, puisqu’ils avaient des liens de parenté.  Mais ils ne connaissaient pas la mission à laquelle Dieu les appelait l’un et l’autre.  C’est le Baptiste qui, le premier, s’en va vivre au désert pour préparer la route au Seigneur.  Il se nourrit de sauterelles et de miel sauvage, nous rapporte Saint Matthieu (3,4).  La renommée de Jean se répand rapidement et les foules accourent auprès de lui pour se faire baptiser dans le Jourdain en se reconnaissant pécheur.
Jésus se décide alors à rejoindre Jean en vue de se lancer dans la mission pour laquelle Il s’est fait homme.  Jean est surpris de voir arriver son cousin Jésus… Il sait confusément qui Jésus est, mais il n’a pas encore reçu la réponse que l’Esprit lui a promise, comme il le précise lui-même :
Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Jésus lui-même a été poussé par l’Esprit pour se rendre auprès de Jean et quitter son métier et la maison familiale.  Il ne sait pas non plus quelle est sa véritable vocation, quelle est la volonté de son Père le concernant.  Il cherche sa vocation.
L’évangéliste Saint Jean, qui fut témoin oculaire de la rencontre entre Jésus et le Baptiste, est aussi celui qui est le plus discret sur la théophanie.  Dans la péricope que nous venons d’entendre, l’évangéliste fait dire au Baptiste :
J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Le ciel ne s’entrouvre pas, il n’y a pas la voix du Père qui retentit… Chacun des évangélistes essaie de décrire l’événement avec des images empruntées à la tradition biblique.  Mais l’événement dont ils sont témoin dépasse, et de loin, ce que l’on peut en écrire.  À une autre occasion, Jésus nous donne la façon de voir et de comprendre les événements correctement.  Lorsque les chefs du peuple demandent à Jésus
« Par quelle autorité fais-tu cela ? »
Jésus leur pose cette autre question : « Le baptême de Jean d’où venait-il ? »
Ils répondent à Jésus : « Nous ne savons pas ! »
Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »  (cf Mc 11,28-33)
Jésus n’a pas besoin de justifier ou de se justifier.  Les foules qui avaient reconnu en Jean un prophète, reconnaissaient en Jésus l’envoyé de Dieu.  Puisque les chefs du peuple ne reconnaissent pas Jean, Jésus estime que ce serait perdre son temps que d’essayer de les convaincre de sa propre origine.
Dans l’évangile de ce matin, Jean affirme :
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.
Jean, le plus grand et le dernier des prophètes, a vu, avec les yeux de la foi, l’Esprit descendre sur Jésus et reposer sur lui.  Jean a témoigné de sa vision, et il a accepté que quelques-uns de ses disciples le quittent pour suivre Jésus.  Parmi eux, le disciple que Jésus aimait, l’évangéliste Saint Jean, qui fut le témoin oculaire de cet événement.
Aujourd’hui nous entrons dans le cycle des Dimanches du Temps Ordinaire.  Chaque année nous revivons les événements de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus à travers l’un des évangélistes.  C’est pour nous, chaque année, l’occasion de raviver notre foi en Jésus le Fils de Dieu, qui s’est fait fils de Marie pour nous délivrer du péché et nous ramener dans l’intimité de Dieu son Père.
Nous avons besoin de raviver notre foi qui risquerait de s’affadir.  Tous les actes de la religion, la participation aux sacrements, la prière, la lecture spirituelle, sont les aliments qui nourrissent notre foi.  Cela ne nous permettra pas de voir l’Esprit Saint descendre sur telle ou telle personne, à l’image de Jean Baptiste.  Mais nous aurons la sensibilité aiguisée pour reconnaître la Présence Réelle dans le Tabernacle, ou la présence de Dieu dans le cœur de cette personne que nous aimons rencontrer…
Nous pouvons nous appliquer, à nous tous ici rassemblés, les paroles de Saint Paul entendues en deuxième lecture :
Avec tous ceux qui, en tout lieu,
invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,
À tous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Amen.

Frère Bernard-Marie

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Décembre

DIMANCHE 4 : F.Bertin a définitivement tourné la page de sa chute du haut d’une échelle et remisé ses cannes. Dès demain nous le retrouverons sur son tracteur ou reprenant son service à la porterie. F.Christophe éprouve davantage de misère à quitter, sinon son sourire, du moins sa chaise roulante.
MARDI 6 : Père Marc-André, Frères Michel et Vincent s’absentent jusque jeudi soir pour aller visiter à Cîteaux notre F.Oswaldo, qui nous manque bien. Ce même jour dans la soirée nous revient de sa retraite au Val d’Igny F.Louis-Marie.

Marc-AndreVENDREDI 9 : En fin de matinée nous arrive Dom Ginepro pour présider l’élection abbatiale arrêtée par lui lors de son dernier passage fin octobre. Elle se déroulera dès le lendemain, samedi 10, dans les meilleures conditions, après la messe du Saint Esprit, en présence de Dom Manu de St Sixte et Dom Bernardus de Tilbourg, venus comme témoins, du Père Podvin, vicaire épiscopal pour le monde religieux, et de Sœur Marie-Paule, bernardine d’Esquermes faisant office de secrétaire.  Les 20 électeurs ont choisi « pour un temps indéterminé », Père Marc-André, jusque-là notre prieur claustral. Tous nos invités nous ont quittés  le soir même, à l’exception de Dom Ginepro, qui a passé avec nous la journée du dimanche pour s’en retourner à Tamié le lundi matin.

JEUDI 15 : Le P. Farin est des nôtres pour une session cinématographique toujours fort sollicitée. Il nous projettera, pour ensuite le commenter, un film de Hitchcock : Le faux coupable, sorti vers 1950.  Le lendemain soir, le Père nous visionnera un autre suspense, celui-ci créé par lui sous la forme d’un conte de Noël  mais qui se révèle un peu plus difficile à suivre que le précédent.
VENDREDI 16 : L’entrée en retraite de Brigitte, employée de notre magasin, a été l’occasion d’un « pot » des plus chaleureux avec tous les autres employés de la maison et la communauté ; son inlassable sourire envers la clientèle a reçu en cadeau de remerciement de la communauté un Moulinex des plus indispensables à une maîtresse de maison et un séjour à Rome de 3 jours avec son mari de la part de tous les salariés. .
DIMANCHE 18 : Nous venons de recevoir notre calendrier liturgique Mont des Cats 2017, dont le maître d’œuvre est toujours notre frère Daniel, assisté du  chantre F.Louis-Marie, et qui se révèle année après année plus illustré et plus complet.
LUNDI 19 : En milieu d’après-midi Mr Bruno Lauvray a tenu en présence d’Olivier  de Lauriston une réunion communautaire d’information concernant la fromagerie. Durant cette année 2016 les responsables fromagers ont décidé d’investir pour maintenir notre outil industriel en bon état. Il a été en outre décidé d’embaucher 2 techniciens qui prendront leur service ce 2 janvier : Bernard Morez, 53 ans, comme maître fromager ; et Sébastien Salomez, 43 ans, comme responsable de l’entretien  matériel.
JEUDI 22 : F.Christophe est conduit à l’hôpital St Philibert pour y subir demain l’ablation d’une tumeur.
DIMANCHE 25 : La célébration de Noël s’est montrée comme le couronnement de toute l’année. Les vigiles de 22h.30 entièrement chantées et suivies de la messe de minuit n’ont pas été trop bousculées par la foule, et les responsables des décorations n’ont pas ménagé leur peine au réfectoire. Vous devriez voir quel sapin y trône, paré de tous les ors d’Ophir, sans compter les riants bibelots courant tout au long des tables. C’est là que nous avons échangé nos vœux après la messe du jour, sans oublier la mémoire de nos absents, à savoir F.Christophe, qui atteindra ses 80 ans d’âge le 13 janvier, et F.Oswaldo toujours en attente de guérison  à Cîteaux.
MARDI 27 : Comme chaque année à pareille époque l’évêque d’Anvers Mgr Bonny nous fait la joie d’un court séjour à l’hôtellerie. Le lendemain soir il nous brosse en une petite demi-heure un tableau saisissant de l’année écoulée, tant pour l’Église belge que pour son gouvernement et pour le Vatican.
VENDREDI 30 : L’actuel Conseil pastoral arrivant à terme en même temps que l’année, P.Abbé, après sondages et élections, nous fait connaître la composition du nouveau qui prendra effet le jour de l’An : outre lui-même et son prieur F. Jacques, il compte 4 membres, F.Jean-Pierre, F.Bernard-Marie, F.Michel et F.Gilles. Dans la foulée Père Marc-André nomme aussi un nouveau Sous-Prieur pour remplacer F. Pierre, 88 ans, en la personne de F. Jean-Pierre.
SAMEDI 31 : Il est réservé à F.Daniel de boucler l’année en soirée en projetant avec la joyeuse fantaisie qu’on lui connaît des photos de la communauté prises par lui tout au long de l’année.

Père Abbé et les Frères vous présentent leurs meilleurs vœux pour une année que viendra éclairer de sa joie la bénédiction abbatiale du jeudi 26 janvier. Ils confient aussi à vos prières frère Christophe hospitalisé depuis une semaine.

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Election abbatiale

P1030285Samedi 10 décembre 2016, les frères réunis en chapitre ont élu frère Marc-André Di Péa nouvel Abbé de l’Abbaye Sainte-Marie du Mont des Cats, pour un mandat à durée indéterminée, sous la présidence du Très Révérend Père, Abbé de Tamié, Dom Ginepro, et en présence de trois témoins : Mgr Bernard Podvin, délégué épiscopal à la vie consacrée, Dom Manu, Abbé de Saint-Sixte, Dom Bernardus, Abbé de Tilburg. L’acte officiel a été rédigé par Soeur Marie-Paule, cistercienne bernardine d’Esquermes (Monastère Notre-Dame de la Cessoie).
Frère Marc-André Di Péa avait été nommé supérieur de l’Abbaye en février 2016, suite à la démission de Dom Jacques.

Dom Marc-André Di Péa
« Je suis moine du Mont des Cats depuis le 28 septembre 1972. J’ai été envoyé plusieurs fois en mission à Madagascar, et finalement élu prieur titulaire de la communauté de Maromby. Au terme du mandat, j’ai rejoint, il y a deux ans, le monastère du Mont des Cats.
Nous poursuivons avec joie, avec père Jacques qui reste prieur de l’Abbaye, ce service communautaire, « Comme celui qui sert ». »

La bénédiction abbatiale sera donnée au cours d’une messe par Mgr Laurent ULRICH, archevêque de Lille, à l’abbaye Sainte-Marie du Mont des Cats, le jeudi 26 janvier 2017 à 14h30, fête des Saints fondateurs de Cîteaux (Robert de Molesmes, Albéric et Etienne Harding). Cette célébration est ouverte aux fidèles.

Conformément à la tradition de solitude et de recueillement, cette information ne donne pas lieu à des communications ultérieures.
Les journalistes qui le souhaitent peuvent assister à cette bénédiction (merci de vous signaler au contact ci-dessous), un temps d’échange avec le père Abbé et Mgr Ulrich sera organisé à l’issue de cette bénédiction.
Marie Schockaert – 06 88 26 77 00 – relationspresse@lille.catholique.fr

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Novembre

MERCREDI  2 : Au terme de son week-end prolongé en communauté Dom Ginepro regagne ses montagnes, non sans avoir promis un prochain retour le 10 décembre en vue d’une élection abbatiale.
À l’heure de None, le soleil qui accompagna notre procession au cimetière était tel, et le cimetière lui-même à ce point fleuri qu’il nous semblait baigner nous-mêmes dans la lumière de nos défunts.
Dans l’heure qui suivit, Bertin ne résista pas au plaisir de sa première sortie en chaise roulante, 28 jours après sa terrible chute… Depuis, il a de plus repris place au réfectoire.
SAMEDI 5 : L’appel du pape à l’accueil des migrants, auquel nous ne savions comment répondre, vient de trouver, offert par notre ancien curé, un débouché inattendu : leur offrir de venir profiter des douches à l’hôtellerie les lundis et jeudis,  à l’heure de la  messe du soir.
LUNDI 7 : F. Jessé rejoint la communauté de Tibériade (Belgique) pour une seconde session.
Ce même jour Mère Anne-Marie de Campénéac, fondatrice d’Ampibanjinana (1993) atteinte par la limite d’âge depuis février, vient rencontrer les deux prieurs successifs de Maromby, Daniel qui a bien contribué à l’implantation de son petit monastère et  Marc-André qui prit la suite ; elle espère mener à bien l’histoire de la fondation.
MARDI 8 : F. Christophe est à son tour hospitalisé pour quelques jours.
Le soir, Mère Anne-Marie nous parle de l’abondance du cœur de ses deux communautés d’Ampibanjinana puis de Campénéac, retrouvée après 23 ans d’absence durant lesquels il n’y eut  que 2 entrées…
JEUDI 10 : F. Jacques a retrouvé ses anciennes responsabilités au STIM-bac et part les honorer chez nos Sœurs de Laval jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
SAMEDI 12 : F. Pierre fête aujourd’hui ses soixante ans de profession religieuse prononcée le 11 novembre 1956. Étant musicien et même compositeur, il nous a fait écouter durant le repas de midi, sur fond de Mozart, l’enregistrement d’un hymne d’action de grâce de sa façon, écrit par lui pour ses 88 ans de vie et conclu par un Magnificat en grégorien. La journée s’est achevée par un repas, plus que festif lui aussi, dans le coin « rencontre » aménagé au fond du réfectoire. Elle sera encore prolongée ultérieurement par un film de deux heures visionné en deux soirées : « Chocolat. »
MARDI 15 : Père Marc-André se rend en début d’après-midi à Lille partager le Conseil presbytéral diocésain.
Vendredi il se rendra au Conseil diocésain de  Pastorale, lancé par notre évêque et qui rassemble deux fois par an plus d’une  centaine de  participants, prêtres, diacres,  laïcs engagés dans les paroisses et mouvements, aussi bien que consacrés  de 18 heures à 22 heures ! Père Marc-André en a beaucoup admiré l’organisation ainsi que la méthode de travail extrêmement efficace. Le thème en était : l’implication des chrétiens dans la vie sociale et politique ».
Ce même mardi, nous revient également d’Angers frère  Laurent, au terme de son mois de français à Mission-Langues, et demain nous rentrera F. Jacques de Laval.
LUNDI 21 : Sébastien pose des rideaux aux fenêtres du réfectoire. Preuve s’il en était besoin que le Nord sait aussi souffrir des ardeurs du soleil !
MARDI 22 : F. Christophe nous est rentré d’hôpital, 2 semaines jour pour jour après son hospitalisation. Dès le lendemain avant les laudes  il se transportait à l’église dans son fauteuil roulant, ce qui était allé un peu vite en besogne…tandis que frère Bertin a troqué le fauteuil contre 2 cannes.
JEUDI 24 : À l’instar des hôpitaux et des grandes surfaces, l’entrée de l’infirmerie est à présent équipée d’une porte d’ouverture automatique qui n’est pas sans simplifier le passage des malades ainsi que ceux de l’infirmier avec ses plateaux.
VENDREDI 25 : Le chapitre du soir a été assuré par le Père Eeckhout, dominicain de l’École biblique de Jérusalem dont les 36 ans de présence à cette École ont fait de lui une autorité aussi passionnée à s’exprimer que passionnante à écouter.
DIMANCHE 27 : Notre frère Bertin a repris sa stalle au chœur.
Au chapitre du soir frère Laurent nous a donné quelques échos de son séjour, très studieux, à Mission-Langues qui ne peut accueillir que 28 « élèves » étrangers à la fois, répartis en  4 groupes de 7 selon leur avancement personnel. La grosse majorité cette année est vietnamienne et leur famille religieuse leur laisse une année préalable pour apprendre notre langue avant de suivre les cours du séminaire à Paris  ou autres avant de partir en mission ..
MERCREDI 29 : Notre supérieur nous donne une excellente causerie sur la relation qui se noue lentement entre la fraternité du Parvis et notre communauté.

Déjà nous vous présentons tous nos vœux de paix et de joie à l’occasion des fêtes de Noël et de Bonne Année et vous  assurons de notre prière.

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